L’indiffèrence indélié à la colère

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Cela fait 10 minutes que je suis devant cette feuille et je ne trouve pas mes mots. Pas facile de parler à une nouvelle inconnue, ou même à personne. Même à moi je ne sais pas comment me le dire. C’est comme si mes sentiments et émotions n’étaient plus rangés à leur place ou bien comme si leur intensité était devenu des moindre. Ça te l’a déjà fait toi ? Cette impression de ne plus rien ressentir du tout ?
Il y eut un moment où je ne pouvais même plus écouter de la musique, même une joyeuse m’aurait fait larmoyer. Et j’ai tant combattu cela ; la faiblesse, la nostalgie, l’irréel, qu’aujourd’hui plus rien ne me fait d’effets. Si tu savais à quel point j’en ai marre de tout ce soir. Bien sur que non tu ne sais pas, tu ne sais rien. Ce n’est pas un reproche, loin de là, ça fait bien longtemps que je ne pense plus à toi, et tant t’ont remplacé depuis. Tu étais comme le début d’une pyramide en démolition. Et beaucoup l’ont construite et dégringolée. Involontairement ou non, de ma négligence ou de la leur, ils sont partis d’une autre côté. Je crois que le pire c’est moi, c’est moi qui fuis tout le monde. J’ai appris à n’avoir besoin que de moi et pourtant j’ai tant besoin des autres. D’amour, d’un regard reconnaissant, d’un sourire complice. Ça ne cesse de me ramener au départ, au rien, au vide. J’ai tellement de choses à dire et tellement peu de mots pour le faire. 
Extrait Ahimsha’s diary 21 Juin 2016
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Les songes et l’espoir.

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Il est arrivé. Il est arrivé le moment où j’ai ce besoin de venir étaler mes songes. Je n’y croyais plus. Et pourtant, je songeais, je songe sans arrêt à un peu tout. Des futilités absurdes aux questions existentielles. J’aime bien ça, les moments où je peux vous laisser un peu de ce qui me pèse le soir avant de m’endormir. La charge est plus légère, je peux alors jouer avec : la faire bondir le plus haut possible au-dessus de moi comme un ballon de volley ou comme une crêpe.
Je ne compte pas du tout vous raconter ma vie, comme jamais je ne l’ai fait d’ailleurs. De simples phrases qui ne veulent rien dire et tout dire en même temps : voilà seulement ce dont je suis capable. Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit, j’ai l’impression d’être un vieux Cow-boy qui ne sait plus comment monter sur un simple poney.
J’étais partie. J’étais dans un autre pays, assez fabuleux et inquiétant à la fois. Le genre d’endroit ou vous vous dites : je sais qu’il y a pleins de catastrophes naturelles ici, et que j’risque de crever, mais c’est tellement beau, j’aime tellement cet endroit, j’me sens tellement bien, ici, avec toi. Alors il y a eu la magie des débuts : la découverte du paysage, de son décalage horaire, de son climat toujours radieux. On a beaucoup ri, puis on a pris des photos, on a marqué nos empreintes, on s’est tatoué un visage dans nos âmes. Et puis on s’est égarés, on a oublié qui on était, on s’est rappelé de ses choses qu’on ne voulait pas voir. Et le cyclone à fini par rejoindre la côte, on l’attendait un peu, mais on n’y croyait pas vraiment. Et il est arrivé comme un voleur dans la nuit. Et la suite, on la connaît tous : une relation morte et deux cœurs blessés.
L’avantage avec la vie humaine, c’est que le corps, même blessé, n’abandonne jamais, pendant longtemps, vous avez pensé que vous ne survivriez pas, que vous alliez succomber à la souffrance de vos blessures. Mais il y a quelque chose de plus fort, une chose à laquelle on ne s’attend pas qui vient finalement vous déposer en douceur au large. Une chose qui vous fait vous relever et lever le menton pour voir le paysage resté intact derrière les innombrables débris qu’était votre vie : l’espoir.

Temps Mort

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On peux écrire sur tout. Y’a des sites qui raconte des vies de chats, d’autres qui raconte des vies commune d’Homme lambda. Parfois ça fait rire, et parfois c’est ennuyant à mourir. Le principe c’est d’avoir écrit, d’avoir laissé une trace quelque part. Des fois on à des millions de choses à dire, mais on arrive pas à mettre des mots dessus. J’ai tout dans la tête, je ne l’ai juste … pas rédigée. Tout ce qui n’est pas fait tout de suite n’est jamais fait. Ma dernière leçon. Croyez-moi que c’est presque toujours vrai. Mais pour tout. En tant que pro de la procrastination, c’est un sacré travail sur soi que de faire les choses sur le moment sans remettre à plus tard pour plus de « facilité » parce que je  » serai en meilleure condition pour le faire plus tard et que je le ferai sans aucun doute beaucoup mieux ». N’importe quoi. C’est pas vraiment de la fainéantise, c’est peut être la crainte de passer un coup de fil à un client compliqué, c’est peut etre le perfectionnisme de vouloir faire quelque chose de parfait, ce qui évidemment ne sera jamais le cas puisque tout sera fait à la dernière minute avec la pression et en temps restreint. La crainte, la peur sont des sacré barrières dans la vie. Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile. Alors voila un article de plus qui ne raconte pas grand chose. Mais une envie dingue de mettre des mots sur tout ce qui me passe par la tête chaque jour et jamais du temps ou les mots pour le faire. On dit que le temps c’est de l’argent, mais le temps c’est aussi la vie. Pour quelques secondes une vie peut-être sauvée ou détruite à jamais. Il y à quelques jours un client devait emmener sa chienne à la clinique vétérinaire ou je travaille à 17h30, mais il à compris 18h30, ou peut-être me suis-je trompée en indiquant l’heure au téléphone ? A 18h30 il est arrivée bien affolé, la chienne venait de vomir du sang, elle ne bougeait plus beaucoup, il avait hésité à l’emmener plus tôt. Le vétérinaire est en consultation, j’emmène quand même la chienne, une jeune Rottweiler de 5 ans, dans la deuxième salle de consult en attendant. C’est la course, il est presque l’heure de la fermeture, on à encore deux rendez-vous qui attende depuis un moment et qui commence à s’impatienter en salle d’attente. Je prend la température de la chienne, le vétérinaire arrive rapidement pour l’ausculter. Occlusion intestinale, corp étranger, gastrite ? La belle semble complètement anéanti, on fait des radios, je les développe pendant que le véto reçoit un autre client. Je reste avec la chienne et les propriétaires. Elle ne se contrôle pas, défecte sur sa couverture à maintes reprises. Ca fait peine à voir, on aimerais tant pouvoir la soulager tout de suite mais on ignore encore ce qui à pu provoquer tout ça. La belle se met à tendre une patte et étirer son cou comme si elle souffrait de tout son corp, on ne voit plus sa poitrine se baisser et se relever au rythme de sa respiration, elle ne respire plus. Le vétérinaire arrive en trombe, stéto à la main. La jeune femme commence à pleurer, je me dit au fond de moi qu’elle vas se remettre à respirer, j’en suis certaine. Le vétérinaire ne dis un mot, il effectue un massage cardiaque, plusieurs fois. La chienne inspire une fois, très fort, elle est revenue? Il continu. Le suspense donne mal au ventre. Après quelques minutes, sans nous regarder et comme s’il se parlait à lui même, il nous annonce : Non, non c’est fini.. Torsion de l’estomac, arrêt cardiaque. C’est les propriétaires qui font le plus mal au coeur, il n’y crois pas, c’est arrivé si vite. Ca sent la mort dans la pièce, on abrège les souffrances de la chienne, c’est vraiment fini. Il culpabilise de ne pas l’avoir emmené ce matin déjà, je culpabilise de notre malentendu sur l’heure du rendez-vous. Peut-être aurions nous pu la sauver une heure plus tôt ? Ou peut-être que c’était déjà trop tard? Et que dire de tout ces gens qui vont vite pour ne pas être en retard et meurt dans un accident de voiture ? Que dire de ses parents qui ne sont pas arrivés à temps pour sauver leur enfant d’une noyade ? Que dire de ceux qui se contente d’exister mais qui ne prennent pas le temps de vivre ? C’est pleins de choses Le Temps, et parfois c’est la vie.

Détruire la ville de Némo pour… du charbon ?

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J’ai reçu un mail qui m’a bien choquée aujourd’hui. L’industrie minière australienne à pour projet de construire le plus grand complexe d’extraction de charbon au monde puis créer un couloir maritime à travers notre plus grand trésor écologique: la Grande Barrière de corail. Peut-être que ce nom ne dit rien comme ça, mais vous connaissez très certainement le dessin animé avec le petit poisson clown qui vit tout un périple. Le réalisateur s’est donc inspiré de cet endroit où plus de 1500 espèces de poissons tropicaux cohabitent. Des espèces aquatiques menacées, sûrement pour notre confort à nous, humains … ?

Comme le rapporte le site Avaaz.org : " C’est tellement insensé qu’on ne pourrait pas l’inventer! La Grande Barrière de corail est le plus grand organisme vivant sur Terre, il héberge un quart des espèces connues dans les océans de la planète et se meurt lentement depuis des années. Elle a perdu la moitié de ses coraux durant les trente dernières années et cette disparition ne fait qu’accélérer. La faute au réchauffement climatique, mais aussi à l’industrie minière australienne qui est en plein boom. Le magazine allemand Der Spiegel a même rapporté que « si la tendance se poursuit, l’impensable pourrait devenir réalité: la Grande Barrière de corail pourrait mourir. » "

Cet épouvantable projet aura des conséquences dévastatrice sur la planète et sur la vie marine, je vous invite vraiment à aider à la protection de la Grande Barrière de Corail et ses espèces aquatique en signant la pétition ICI !

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10 tonnes de courses

 

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Mon dessin a été publié sur Mr Mondialisation, venez voir ICI et repondez à la question :

 » Si on aspire à une société libérée du labeur, faut-il supprimer les caissières et les remplacer par des scanner automatiques ?

Le problème de notre société moderne, c’est qu’elle est diablement efficace sur le plan productif. Il faut moins d’homme pour faire un même travail. D’un coté, c’est positif, nous nous libérons de la difficulté manuelle. De l’autre, aucune alternative pour ces gens éjectés du système.

Des solutions ? « 

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« [ … ] Mes propres hurlements viennent se creuser au fond de mon ventre, douleur aiguë dans mes reins, je crois que je suis malade comme un chien. J’ai le cœur en miettes mais personne n’en sait rien. Les passants m’observent à même le sol, me traite d’alcoolique ou de bon à rien. Ils ignorent que je ne veux pas de leurs monnaies, j’ai besoin de leurs épaules, de leurs mains. Mon âme m’a mis à la rue comme un mendiant. Je suis perdu, mais d’en dedans. Je m’assois à terre, fixant le vide en espérant parfois tomber dedans. Je continue d’hurler ma peine dans vos cœurs vides haletants, votre haine coule dans vos vaisseaux comme de l’acide dans le sang. Je dois continuer sur ma route, sans panneaux et sans plan. Avancer coûte que coûte, boitant ou titubant. Ignorer les larmes, ignorer les coups. Avancer, oui, mais pour aller où ? »

Photographe :  Adam Phénix

 

Lettre pour Elle

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« Ma bien-aimée,

Il y a longtemps que je n’ai pas effleuré ton visage, infiniment longtemps que ton rire à quitter notre demeure. Sans toi j’ai continué de traverser les âges et les murs ont perdu de leurs couleurs. La vie est devenue quelque peu monotone, tel un été aride refusant de passer à l’automne. J’ai gardé le sourire que tu m’avais offert en entrant dans ma vie. Je perds l’énergie que j’avais avant que tu n’en sortes. Mais si je suis encore là aujourd’hui, c’est parce que toi, tu as toujours été forte. Parfois je t’entends me disputer, ou l’odeur de ton parfum s’aventure dans les pièces à m’en faire frissonner. C’est agréable et troublant de repenser à notre première rencontre dans cette rue, ta robe beige et ton sourire un peu impromptu. Je n’étais qu’un enfant insouciant et toi une fillette têtue. On passait notre temps à se chercher et à se batailler, sans jamais cesser de nous aimer. J’oublie quelquefois, j’oublie tes expressions de visage, le son de ta voix, les raisons de nos fous-rires, ta façon de me regarder. Le temps passe et se tue à les effacer. Ces souvenirs reviennent les soirs où je ne trouve pas le sommeil, je revis tous les yeux ouverts dans le noir. Tu n’es plus là ma bien-aimée, mais je continuerai d’écrire pour nous la suite de notre histoire, car c’est en noircissant ses pages que tu existes autre part que dans ma mémoire. »

Photographe :  Adam Phénix